P A R I S - B R E S T - P A R I S
Les cyclotouristes sont des gens ordinaires qui font parfois des brevets extraordinaires. Pour preuve une fois encore ce parcours mythique de 1 230 kilomètres, sorte de marathon olympique.
Guyancourt, le 21 août, peu après seize heures. Le premier groupe est enfin libéré, après avoir passé deux heures parqué en plein soleil sans rien à boire. Et déjà au bout d’une heure, comme d’autres je frôle la défaillance : coup de chaleur. Heureusement que des riverains offrent de l’eau. J’arrive à faire le plein de mes bidons deux fois de suite. Il fallait bien tout cela pour atteindre Mortagne au Perche, où les groupes commencent à s’étirer. Plus tard dans la nuit à Villaines la Juhel, je fais régler mon dérailleur qui me fait des misères. La chaîne saute souvent et, retombant lourdement sur la selle, je commence à en souffrir. De plus je fais le plein d’une eau qui s’avère totalement imbuvable. Au petit matin, sentant venir un coup de pompe, je m’effondre dans un verger pour quelques minutes d’étirements et de repos.








